La Grèce s’enfonce et la France perd son triple A

Décidément l’Europe est à la peine : la Grèce s’enfonce chaque jour un petit peu plus au point qu’il faille lui accorder un troisième plan d’aide et la France vient de perdre son triple A.

La France perd son triple A

Après Standard & Poor’s en janvier 2012, c’est l’agence Moody’s qui vient de retirer à la France son triple A, passant à AA1 et précisant que sans effort de la part du pays cette note pourrait rapidement encore être revue à la baisse.
Les mesures du gouvernement pour réduire la dette publique ne semblent pas porter leurs fruits aux yeux des agences de notations. De plus, l’optimiste du gouvernement en matière de croissance pour 2013 qui permettrait de réduire le déficit budgétaire risque fort de le desservir, car si la croissance est inférieure à celle attendue par le pouvoir le déficit ne fera qu’augmenter un peu plus encore ce que ne manqueront pas de sanctionner les agences de notation en abaissant la note souveraine de la France. Et ce n’est pas les fonds que la France va devoir apporter au troisième plan d’aide à la Grèce qui vont permettre de redresser la barre, bien au contraire…

3ème plan d’aide pour la Grèce

La Grèce est dans l’impasse, incapable de sortir la tête de l’eau : après deux plans d’aide qui lui ont permis de bénéficier de 230 milliards d’euros sans compter 107 milliards d’euros de dettes effacées, il va falloir lui apporter encore quelques 44 milliards d’euros.
Le poids des dettes représentera, après l’apport de ces 44 milliards d’euros, 170% du PIB, soit le même niveau que début 2012 avant que ne soit effacés 107 milliards d’euros de dettes. Autant dire que la situation ne s’améliore pas, et les pays de la zone Euro risquent fort de devoir mettre la main à la poche de façon régulière. Ce soutien à la Grèce coute à la fois en terme de dettes pour chaque pays membre et pour tous les contribuables dont une part des impôts et taxes qu’ils acquittent chaque année part en soutien à la Grèce.
La situation semble inextricable car les pays de la zone Euro ne veulent pas abandonner la Grèce à son sort mais parallèlement ils ont de moins en moins les moyens de la soutenir sans se mettre eux-mêmes en difficulté.

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