Les entreprises suisses se portent bien, merci.

Alors que les entreprises européennes subissent presque toutes la crise de plein fouet, les entreprises suisses vont, pour la plupart, bien voire même très bien.

Les grandes entreprises de Suisse ont ­réalisé un exercice 2012 très convaincant, les résultats sont bons et les perspectives pour les prochaines années sont encourageantes.
On ne peut que souligner les très bonnes performances en 2012 des entreprises pharmaceutques Roche et Novartis, ainsi que celle de Nestlé, des deux groupes horlogers Swatch et Richemont, ainsi que celle des assureurs.

Les grandes entreprises suisses disposent de milliards de cash

Ainsi les 20 sociétés du SMI (l’indice boursier regroupant les 20 plus importantes sociétés du pays) disposent de presque 160 milliards d’euros de liquidités (200 milliards de francs suisse). Et le constat des analystes est sans appel : les multinationales peu exposées à l’Europe, qui ont profité d’un bon positionnement et d’une meilleure conjoncture dans les pays émergents et aux Etats-Unis, s’en sortent bien.
De là à penser que les entreprises suisses vont continuer à investir hors de l’Europe il n’y a qu’un pas.

Le problème majeur pour les entreprises suisses est quel usage faire de cet argent. En effet, la plupart souhaiteraient acquérir des entreprises, mais peu trouvent leur bonheur. Du coup le cash dort à la banque, où il n’est ni productif ni rémunéré. Au final, les actionnaires en ont profité puisque les grands groupes suisses ont été plus que généreux avec ceux-ci en 2012.

Les pays membres de l’Uinion européenne, prompts à tirer à boulets rouges sur la Suisse qui serait un paradis fiscal et un refuge pour riches, ferait bien s’intéresser à la sagesse et la perspicacité des entreprises suisses qui ont su démontrer qu’il est largement possible d’être bénéficiaires malgré un environnement économique morose.

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