L’Asie redécolle (déjà)!

Ils sont vraiment très forts, autant les coréens, que les chinois ou les japonais. Certes la crise du Coronavirus les a impacté, tant d’un point de vue sanitaire qu’économique, mais déjà ils ont relancé la production tout en conservant quelques règles essentielles pour éviter une deuxième vague de contamination.

En quelques années l’Asie est devenu le poumon économique et industriel mondial. Les chinois sont les leaders dans de nombreux domaines, l’essentiel des appareils électroniques du monde entier sont constitués en grande partie de composants produits en Chine. Il en va de même avec l’industrie pharmaceutique, puisque près de 90% des génériques consommés en Europe sont fabriqués en Asie.

La Corée du Sud et le Japon ne sont pas en reste, notamment dans les domaines automobiles ou encore la construction navale pour le Japon et la technologie pour la Corée.

Mais ces leaderships dans des domaines aussi variés ont une conséquence directe : la difficulté à recruter. Car même si ces pays asiatiques disposent d’une main d’oeuvre nombreuse et qualifiée (bon nombre d’étudiants passant par les meilleures écoles et universités européennes et américaines pour parfaire leur cursus) le taux de chômage et y est très bas et il est par conséquent difficile de recruter. Ainsi au Japon, le taux de chômage est d’environ 2,5% de la population active. Autant dire que pour trouver la perle rare ce n’est pas évident, en étant sur place mais on imagine mal chercher à distance à moins de passer par une société spécialisée dans le recrutement au Japon ou dans les autres pays hyper dynamiques d’Asie.

Hormis l’Allemagne qui s’en sort plutôt bien que ce soit en terme sde victimes du Covid-19 qu’en termes de taux de chômage ou de réussite industrielle, force est de constater que la plupart des pays de l’Union Européenne ont totalement délaissé leur industrie, et ce dans tous les domaines de production (auto, bateau, chimie, télécommunications…).

Ces choix qui datent du siècle dernier ont été dictés à l’époque par la volonté de se débarrasser de la production pour se concentrer sur la recherche et les services. Mais le bilan, au bout de quelques décennies, n’est finalement pas brillant, et il eu sans doute été plus judicieux de conserver une part d’industrie dans chaque pays. Chacun aurait pu conserver un ou deux domaines industriels privilégiés. Et le taux de chômage ainsi que l’économie de pays tels que la France ou l’Italie ne seraient pas aux niveaux qui sont les leurs aujourd’hui.

L’économie des pays d’Asie redécolle déjà, voyons voir combien de temps il nous faudra à nous payer européens pour retrouver notre niveau de mi 2019 et comparons avec le délai qu’il aura fallu au Japon à la Corée du Sud et la Chine pour en faire de même.

Puis, éventuellement, tirons-en des leçons…

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